[CINE BY FANFAN] Interstellar de Christopher Nolan

InterstellarJ’arrive un peu après la bataille pour vous parler de ce film puisque mon hôte Agrippine vous expliquait déjà pourquoi elle l’a adoré.

Je vous rappelle rapidement le pitch : Dans un futur pas si éloigné, toute la société est centrée autour de l’agriculture pour réussir à survivre  malgré les épidémies qui se succèdent sur les cultures. A l’insu du grand public la NASA mène des recherches pour trouver une nouvelle planète habitable pour l’humanité. Cooper (Matthew Mcconaughey) ancien pilote devenu agriculteur par la force des choses, va se joindre à une expédition avec 3 autres astronautes dont le docteur Brand (Anne Hathaway).

Comme Agrippine j’ai passé un excellent moment et les 2h45 du film sont passées comme une lettre à la poste.

Je ne reviendrai pas sur la fin qui porte à interprétation. A vous de vous faire votre idée en fonction de ce que vous avez trouvé dans ce film et sur le net (Agrippine vous a mis 2 liens bien foutus sur sa critique).

Mon bémol c’est qu’à un moment j’ai été un peu larguée entre le trou noir, le wormhol. Les compressions et dilatation du temps et de la gravité ça j’ai pigé mais ne me demandez pas de vous expliquer exactement le pourquoi du comment. Mes cours de physique doivent un peu trop dater je pense ou est ce la faute de la VO ?

Du coup je parlerai plus de l’aspect humain de ce film avec la question de savoir « où placer le curseur« .

Le héros Cooper sacrifie sa vie de famille, laisse ses enfants pour les sauver et aussi un peu pour se sauver de cette vie d’agriculteur qu’il déteste, il ne faut pas se mentir. Mais quand il apprend plus tard dans le film que le but ultime de la mission n’est pas vraiment celui qu’on lui a annoncé, il se retrouve face au dilemme : sauver le genre humaine ou sa famille. Il était prêt à se sacrifier pour eux mais l’est il pour des inconnus?

Et puis vient aussi la question de qu’est ce qu’on fait de notre savoir, de notre technologie : on la consacre uniquement au plaisir immédiat, à la surconsommation qui pèse de plus en plus lourd sur la planète.

Comme tout bon film d’anticipation, sur le postulat de départ le trait est forcé : on est passé d’une société de consommation tournée vers le surperflux à une société essentiellement agricole où la recherche est mise au rencard. Où tous les moyens sont tournés vers les besoins de premières nécessités.

Le réalisateur ne s’étend pas vraiment sur la genèse de ces changements. J’ai aimé le fait que ce tournant ne résulte pas d’un cataclysme ou d’une intervention extérieure. La société n’est pas devenue hyper violente, elle a survécue et recentré son énergie et le fait qu’on retrouve nos repères la rend d’autant plus crédible. Je trouve que c’est intéressant de se poser la question : à quel moment on va basculer vers le trop technologique, où l’écart avec ce dont on a vraiment besoin pour vivre sera trop grand ?

Je préfère penser qu’on n’a pas encore franchi ce cap et qu’une partie de l’opinion publique (dont la réalisation de ce film est la preuve) commence à se dire qu’il serait bon de ralentir la cadence.

Loin de moi l’idée de vous plomber le moral, vous pouvez aussi prendre ce film pour un excellent moment de cinéma avec un vrai scénario et plein de pistes de réflexion que vous pourrez explorer … ou pas.

Ma conclusion

Envie d’une histoire dense, d’aller voir ce qu’il y a au fond des trous noirs, allez y.

Envie d’un film à un seul degré de lecture, passez votre chemin.

Fanfan

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